Plan anti-crise: d'où viennent tous ces milliards?
Personne n'a pu échappé ces derniers temps à ce
phénomène économique qui va perdurer pendant un long moment : la CRISE !!!Je ne vais pas m'étaler sur l'historique de cette crise ayant démarré aux Etas-Unis, ni sur les banques européennes qui coulent les unes après les autres.
Je vais surtout m'arréter sur une question qui nous brûle à tous les lèvres : d'où vient tout cet argent apparaissant comme par magie du chapeau magique de M'sieur Sarko.
L'Etat arrive à débourser des milliards et des milliards pour faire face à la crise et en même temps se plaint des 4 milliards de dettes de la Poste (la privatisation de cette dernière ne va pas être de tout repos maintenant que l'Etat français a comme par magie des ronds !).
Je suis tombée sur un billet du site internet Le Post qui résumait très bien la réponse : Qui va payer.
Voilà en gros ce qu'il faut savoir :
- 320 milliards d'euros maximum pour garantir les prêts inter-bancaires
- 40 milliards d'euros à investir dans une politique de relance (recapitalisation des banques, aides aux PME...)
Voici les 2 grandes pistes envisagées par le gouvernement pour enrayer la crise, après la réunion des responsables de l'Eurogroupe ce week-end.
Mais d'où va sortir cet argent?
1. De la redistribution d'argent déjà existant
Selon Le Parisien - Aujourd'hui en France, l'épargne des particuliers, placée sur des "livrets développement durable" va être mobilisée, notamment pour aider les PME. Cela représenterait 22 milliards d'euros.
Dans le même temps, la Caisse des dépôts a été réquisitionnée pour racheter 10.000 logements et pour financer le sauvetage de Dexia, pour 2,4 milliards d'euros.
2. D'un emprunt d'Etat
Pour trouver de l'argent, l'Etat pourrait avoir recours à l'emprunt. Mais qui va bien pouvoir prêter à la France? Des pays encore pleins aux as? Ils se font rares pour l'instant. Les particuliers qui pourrait acheter des obligations? Pas sûr que cela marche... Car, comme le rappelle un article du Monde, les Etats doivent eux-mêmes être solvables pour inspirer confiance et ne pas risquer la faillite comme l'Islande.
3. Du déficit public
Pas question de faire peser ces dépenses sur le déficit public, a assuré le ministre du budget Eric Woerth. Sauf si la situation s'aggrave. Alors, "on pourra s'affranchir le cas échéant de la règle communautaire des 3 % du PIB pour les déficits publics", a-t-il expliqué ce dimanche soir au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
4.De la poche de tout le monde
C'est ce qu'expliquent 2 professeurs d'économie sur le blog Telos-eu.com: "Le coût des sauvetages bancaires va devoir être partagé entre les épargnants (dévalorisation de leurs actifs), les contribuables (hausse des impôts) et l'ensemble des ménages (prestations sociales, équipements publics...), la répartition dépendant en grande partie de l'évolution à venir de l'inflation", difficile à prévoir.
(Sources: 20 Minutes, Le Figaro.fr, Telos-eu.com, Le Monde.fr, Le Parisien - Aujourd'hui en France)
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