9 semaines et demi
Elizabeth, marchand d'art contemporain, fait au cours de plusieurs rencontres fortuites, la connaissance de John, brillant courtier de Wall Street. Après quelques refus,
Elizabeth se laisse séduire par les jeux amoureux, initiatiques et sexuels que John lui propose. Libérant de nouveaux fantasmes, la jeune femme découvre des émotions érotiques insoupçonnées. Mais
cette relation ambiguë, finit par rendre Elizabeth malheureuse. Elle décidera de rompre.Voilà en gros à quoi je suis résignée depuis que je n’ai plus accès au web à mon domicile (soit 6 semaines) : à sortir, lire, regarder des vidéos !
Et quitte à regarder des vidéos, on se dit tient si on se laissait aller par des classiques pour changer. Et c’est sur 9 semaines et demi que j’ai jeté mon dévolu ;-)
Comme tout le monde, je connaissais les scènes cultissimes tels que les jeux de nourriture devant le frigo ou encore l’inoubliable lapdance de Kim Basinger face à un Mickey Rourke désabusé sur le mythique « You can leave your hat on » d’un certain Joe Cocker !
Et comme tout le monde je l’ai aussitôt catalogué de film navet qui cachait un besoin de mise en scène érotisante de son réalisateur Adrian Lyne. Le film a très mal vieilli (comme la plupart des films bien ancrée dans la contemporanéité 80), la musique en est toute aussi riche en médiocrité. Comment se plonger au cœur de l’action si la musicalité ne s’y prête pas ?
C’est comme écouter une musique de cirque sur un film de guerre…
La thématique : une working girl qui tombe sous le charme d’un inconnu et démarre une relation tumultueuse, passionnelle, au limite du masochisme. Je recherche encore la working girl, Kim Basinger a plus l’air d’une secrétaire de direction épuisée de passer ses journées à rien foutre. Quant à Mickey Rourke, il donne bien le ton de sa bipolarité dans ce restaurant italien où il parle d’un assassinat en ces lieux. Que ceux qui appellent cela de l’humour noir quittent la pièce et aillent s’acheter les « Ta mère » d’Arthur pour terminer leur apprentissage de « Comment se sentir abandonné avec des phrases qui ne font rire personne, même pas moi … ».
Alors mauvais film, mauvaise réalisation, mauvaise musique, mauvais jeux d’acteurs !
On va tout de même leur accorder les scènes qui marqueront plus d’une personne dans leurs plaisirs intimes : les différentes explorations sensorielles systématiques dans chacune des scènes. Par exemple lorsque Kim, les yeux bandés, doit avaler les aliments contenus dans le frigo avec toutes ces allusions cochonnes tels que le déversement de miel sur son corps ou encore le lait qui éclabousse sur son visage. Les chiennes de garde ont dû éjecter leur poste de tv par la fenêtre à ce moment là….
Il y a aussi la fameuse scène du glaçon illustrant l’exploration tactile des corps (qui sera repris dans le très sérieux Hot Shots) ou encore le déguisement de Kim en homme qui renvoie finalement à nos rôles dans ce monde : dominant - dominé !
Il y a bien une morale à ce film : le personnage principal est en permanence décideur du début à la fin de la relation. Il se sert tout de même d’Elizabeth pour assouvir ses fantasmes, jouer à la barbie en l’habillant, la coiffant, la nourrissant, l’entretenant, la satisfaisant sexuellement ! Et elle le quitte !!! Ce que c’est compliqué une femme, je vous jure :D
Oupps, j’en suis bien une :D
Allez, pour le plus grand plaisir de tous, voici la vidéo de striptease de Kim Basinger.
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