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Récit d’un branleur - Samuel Benchetrit

Publié le par Lady Chester

recit_d_un_branleur.jpgRésumé du livre : Roman Stern a un vrai problème : les dingues et les dépressifs du globe semblent l'avoir choisi comme confident exclusif. Au comptoir d'un café, dans la rue ou sous un Abribus... A chaque fois, le jeune homme devient la cible privilégiée de tous ceux qui ont besoin de se plaindre. Et Roman ne s'emporte jamais. Il a toujours été comme ça. Plutôt spectateur qu'acteur, docile, adepte des salles obscures et du repli sur soi. Jusqu'au jour où son alcoolique de tante lui lègue un caniche blanc accompagné d'un joli pactole ! Un coup du sort vite transformé en coup fumant : en créant La société des plaintes, Roman devient écouteur professionnel sans perdre de vue l'essentiel : dans la vie, on ne fait que passer et l'onglet à l'échalote se déguste bien chaud...

 

Récit d’un branleur est le récit de la vie d’un anti-héros, Samuel Benchetrit…enfin Roman Stern, qui tente de donner à son quotidien un semblant d’existence. Il n’en glande pas une, pas pour rien que c’est le récit d’un branleur.
Et l’auteur est comme son anti-héros : un branleur. Il n’en a pas branlé une pour rédiger ce roman pseudo philosopho-cynique de la vie quotidienne d’un homme, de son non-foutisme et de ses interactions humaines.


Il va falloir que l’on m’explique en quoi ce premier opus de Samuel Benchetrit est talentueux ?!


Un vrai effet gros feux d’artifice mouillé.


L’auteur essaye de nous faire passer sa philosophie de vie à travers les yeux du narrateur et de nous faire avaler des couleuvres comme : ce que chacun pense au fond de soi mais n’ose dire tout haut.


Je n’y adhère pas du tout.


Le narrateur n’y connait rien au quotidien des gens et donc à la classe moyenne française. C’est seulement un pseudo bobo élitiste qui ne s’assume pas.


5 chapitres composent ce roman : « Moi », « Mon chien », « Mon travail », « Ma femme », « Moi encore et le dernier Ma famille ».
Cette décomposition du récit de vie veut faire croire au lecteur qu’il est proche de lui, qu’il est comme lui. Il n’en est rien.
La vie ce n’est pas « moi, mon chien, mon travail, ma femme et mes gosses. », et heureusement parce que les chômeurs célibataires sans animal de compagnie n’auraient aucune existence en ces temps de crise. Nous n’existons pas par ces lieux communs mais parce que nous vivons avec les autres, nous agissons et nous sommes acteurs de cette société.


Ce style pseudo ironique tout le long du roman est plus que moyen. Il en devient lourd au fil de la lecture avec cet excès de jeux sur la ponctuation pour caractériser l’esprit fainéant de l’anti-héros.
Rien ne coule de source.
Il y a un manque de cohérence.


Je n’ose même pas m’attaquer à la lecture des «  Chroniques de l'asphaltes ». 

A quand un vrai génie de la plume ?

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Jack Rackham 15/03/2011 15:39



Chère Lady Ania,


Certains qui écrivent croient qu'ils peuvent masquer leur manque de sincérité ou d'idée, ou même leur inconscient. Moi je crois pas...


Pour certains, écrire c'est taper à la machine et dédicacer ses livres dans les festivals, en participant à des conférences.


Samuel Benchétrit, c'est je crois le dernier mari de Marie Trintignant et des fois, je m'demande...Bref ! :(


Besos !


Jack



Lady Chester 18/03/2011 15:48



Cher Jack,


tout d'abord merci pour ton commentaire plein de sagesse, de réflexion et de bon sens à la fois. Je ne peux qu'adhérer à cela !


On ne peut chasser la nature de l'homme. Si sa nature est de ne rien branler en rédigeant des lieux communs, c'est que c'est et ça reste un branleur.


Marie Trintignant a toujours eu des goûts douteux au niveau de ses compagnons.


Bisous