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Les pintades à Téhéran

Publié le par Lady Chester

les-pintades-a-teheran.jpgLes pintades à Téhéran : Chroniques de la vie des Iraniennes, leurs adresses, leurs bons plans
De Minoui Delphine


Synopsis : Non, à Téhéran les femmes ne sont pas toutes voilées de noir de la tête aux pieds. Oui, elles ont le droit de vote et peuvent même être élues. Non, elles ne sont pas cloîtrées à la maison, et 60 % des étudiants sont des étudiantes. C'est sûr, la vie des pintades téhéranaises est pleine de contraintes et d'interdits. Au regard de la loi, elles ne valent que la moitié d'un homme. Leur quotidien est un pied de nez permanent à la censure, une lutte de tous les instants contre une république islamique qui ne leur fait pas de cadeaux. Découvrez une basse-cour voilée, mais pas prude ! Plongez sous les voiles et derrière les portes, dans l'intimité de femmes ultra féminines, bourrées de contradictions, et pénétrez dans leur univers, à travers des chroniques, des anecdotes, leurs bons plans et leurs meilleures adresses remises à jour.

Cette chronique de la vie des iraniennes va au-delà d’un simple compte-rendu des adresses et des bons plans de la capitale de l’Iran.
Ce livre est avant tout une ode à la force, au courage et à la libération des femmes de Téhéran sous le joug d’un état théocratique géré par les hommes.
Attention, le quotidien  précisé est bien celui de Téhéran et non de l’Iran en lui-même.
Les us et coutumes urbanistiques n’ont rien à voir avec les provinces retirées du pays où la vie y est totalement autre.
A Téhéran même, on y retrouve deux modes de vie bien distincts : le nord et le sud. Drôle de lien corolaire avec la richesse et la pauvreté de ce microcosme ?!
La chroniqueuse a la chance d’atterrir au milieu de la bourgeoisie de Téhéran et nous permet ainsi de découvrir un quotidien presque alléchant de la ville. Sous les voiles et les barbes, fêtes, alcool, marketing des mariages règnent en force.
Ceci n’est qu’illusion car bien spécifique à une certaine catégorie sociale, ce qu’a oublié de préciser en chemin Delphine Minoui.
De la pauvreté, on ne retient que les chiffres du chômage, 20%, très haut pour ce pays sous embargo depuis 1979.
La thématique de cet ouvrage est tout de même très intéressante même si très limitée socialement parlant.
A la fin de la lecture de cet ouvrage, j’étais à deux doigts de m’offrir un billet d’avion pour Téhéran. Mais rien n’est à envier lorsque l’on manque de liberté et que l’on subit à chaque instant de nos existences la répression.
Devrais-je peut-être quitter la France en ces temps sombres….
Je vous conseille tout de même cet ouvrage des mille et une nuits.

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