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Tu n’es pas seul(e) à être seul(e)

Publié le par Lady Chester

Tu n’es pas seul(e) à être seul(e)
de Stéphanie Janicot


La solitude est partout, dans la promiscuité d'une loge de concierge, dans le cœur d'une adolescente ingrate ou d'une jeune femme branchée, dans l'exaspération d'un couple marié depuis trop longtemps, dans les yeux d'un bébé qui attend sa mère... partout. Et l'on voudrait nous faire croire que ces instruments (téléphone portable, télévision, Internet ...) destinés à nous relier au monde peuvent y changer quelque chose. Mais c'est tout le contraire. La preuve en 16 nouvelles légères et graves, 16 scènes prises sur le vif, dans un immeuble où chacun se croise sans vraiment se voir.

Dans cet ouvrage, l’auteure, Stéphanie Janicot, nous dépeint les multiples facettes de la solitude à travers 16 petits instants de vie des résidents d'un immeuble parisien. On passe de la concierge portugaise qui, pour fuir la solitude, rêve paradoxalement de se retrouver seule, à sa fille cadette, ou au couple quinquagénaire bourgeois qui ne se parle plus depuis des années, mais encore l'attachée de presse de cinéma, l'écrivain, la vieille dame n'ayant pour seule compagne qu'une vieille tv, la bourgeoise guindée, sa fille mal attifée, la mère divorcée, son bébé de deux ans, la caissière du Monoprix du quartier... et le jeune homme homosexuel cherchant la reconnaissance.

Chacune des histoires sont brèves. La lecture est agréable même si riche en stéréotypes. Aussi, les chutes attendues sont sans surprise.

Mais le problème récurrent de ces habitants du même immeuble est la solitude, grand mal de ce siècle. Le lien social, héritier du lien féodal fait peau de chagrin à l’heure de l’avènement des technologies de la communication. Finalement, tous ces outils de la communication (téléphone, internet, télévision) n’ont jamais autan éloigné l’être humain de la socialisation au lieu de les ouvrir vers le monde.

Histoire de réconforter chacun, dites-vous que finalement nous ne sommes pas seul(es) au monde, que d'autres aussi souffrent de ne pas être aimés, d'être abandonnés, incompris, moches ou jalousés.

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